Mais où sont les chevaux !?!

BLOG, NOUVELLES | 21 avril 2015 | Par : nathalie_pelletier101@msn.com

À l’aube de la nouvelle saison à l’Hippodrome de Trois-Rivières, les propriétaires et entraîneurs à la recherche de coursiers pour 2015, devront user d’ingéniosité afin de regarnir leurs écuries respectives. Mais où sont les chevaux ? Ils se font rares, même chez nos voisins ontariens qui ont peine à compléter leurs cartes respectives sur les tracés, comme Flamboro ou Western Fair.

Revenons au Québec. Il semble évident que plusieurs éleveurs ont lancé la serviette après les années « attractions hippiques » et on ne peut les blâmer. En plus, de ce résultat, découle la fin du très populaire encan de la CESQ qui ajoutait dans le bassin, plus de 200 ambleurs ou trotteurs vendus aux plus offrants et ce, annuellement. Aujourd’hui, les gens qui ont des chevaux sont très peu vendeurs car ils savent très bien qu’ils ne pourront les remplacer facilement.

Que faire ?

Voilà d’où arrive l’épineuse question des « courses à réclamer », viendraient-elles régler le tout? Certains diront qu’elles sont indispensables pour s’approvisionner ou pour balancer les pelotons mais le Club Jockey n’entend pas aller dans cette direction. Personnellement, j’ai beaucoup réfléchi et j’avoue avoir de la difficulté à me faire une idée précise. L’an dernier, j’ai eu la chance d’avoir un petit poulain pour m’amuser et ce qui m’a le plus frappé dans le paddock c’est l’ambiance qui y régnait. Cette ambiance cordiale, qui est parfois ruinée par des chevaux réclamés dont l’ancien proprio est en colère après avoir dû se départir de leur protégé contre leur gré.

Selon moi, les courses à réclamer auront leur place quand le bassin de chevaux sera assez imposant pour se faire. Je sais que je ne me ferai pas d’amis ici mais c’est mon humble opinion. C’est bien de réclamer un cheval à 5000$ mais encore faut-il avoir des classes supérieures bien remplies pour offrir des débouchés et par le fait même, des pelotons remplis pour le parieur.

Si nous remontons aux années antérieures, lors de la fin de saison venue, plusieurs entraîneurs québécois vendaient leurs chevaux qui ne faisaient plus l’affaire dans les Maritimes. Aujourd’hui, les Maritimes sont un excellent modèle où les courses à réclamer ont leur place, car le bassin est assez important pour offrir des alternatives pour chacun d’entre eux. Les « maquillons » de l’endroit, revenaient dans une remorque remplie d’ambleurs à chaque semaine. Par contre, nos voisins ontariens qui sont eux- même en pénurie offraient de bons découchés pour les acquéreurs du Québec. Pour l’instant, le robinet est fermé et il est évident que des pistes comme Poconos Downs qui nagent dans l’argent, ont drainé une quantité incroyable de coursiers qui faisaient mal notamment aux pistes ontariennes.

Que faire ?