Le week-end que l’on attendait tous…

BLOG, NOUVELLES | 8 mai 2015 | Par : nathalie_pelletier101@msn.com

Depuis l’automne dernier, les gens de chevaux attendaient ce premier week-end de mai afin de relancer la saison 2015 des courses à l’Hippodrome de 3R. De longues semaines d’attente qui semblent interminables avec notre hiver qui a aiguisé notre patience à souhait. D’autant plus que cette fin de semaine marquait le traditionnel Derby du Kentucky qui est une épreuve qui n’a plus besoin de présentation. Preuve de l’engouement, les Salons de Paris ont connu un achalandage accru et par exemple, on affichait déjà complet à midi au Café Courses de Laval pour le Derby.

Quoi de mieux pour mousser la triple couronne qu’une victoire du réputé entraîneur Bob Baffert avec son protégé American Pharaoh qui triomphait en dépit de sa mauvaise position de départ pour le jockey Victor Espinoza. Le lendemain, dimanche, Trois-Rivières donnait son coup d’envoi pour une belle saison de 40 programmes.

Il faut dire que ce rendez-vous qui avait l’air si loin est venu bien vite en raison de cet hiver qui a donné bien du fil à retordre pour l’entraînement des chevaux. Une belle foule et un respectable 75 000$ de pari mutuel avec une température très agréable. Ce sont sur ces bases que le Club Jockey doit composer et bâtir, car après des années difficiles, notre industrie doit gravir les marches une par une même si certains aimeraient que le processus aille plus vite. Vous savez, je mentionnais moi-même qu’il faut faire parfois un pas de reculons afin de mieux avancer et la patience est de mise pour ce faire.

Notre industrie doit démontrer que notre relance est pour du long terme, avec les bourses disponibles en conséquence des paris engendrés via Paris Internet, les salons de Paris et à l’Hippodrome bien sûr. Vous savez, la Sonacc à l’époque, avait mis sur la table des bourses considérables rapidement. Ce qui a eu pour conséquence que nos éleveurs, entraîneurs et propriétaires ont déboursé beaucoup d’argent pour les infrastructures notamment quand tout à coup, tout s’est envolé en fumée en laissant des dettes et des pertes de valeurs considérables pour le cheptel. Aujourd’hui, lentement mais sûrement, la relance est amorcée à coup de dollars et non pas de millions et j’ai la conviction que c’est pour de bon. Voilà la différence !

Est-ce que tout est parfait? Oh que non! Certains voudraient des améliorations aux conditions de courses. D’autres voudraient voir un Hippodrome majeur dans la région de Montréal…etc. Chose certaine, j’aime mieux une relance sur une pente constante qu’en montagne russe.

Vivement les week-ends de courses…. !!!

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